Il y a dans l’exposition La Couleur en fugue, proposée par la Fondation Louis-Vuitton, et dans Shocking, celle consacrée à Elsa Schiaparelli (1890-1973) par le Musée des arts décoratifs (MAD), la même transgression des règles auxquelles les artistes se croient assujettis. Avec le Splinter de Katharina Grosse, on a l’impression que l’artiste « travaille sur la couleur », que c’est son truc, plein de couleurs partout, dans des dimensions phénoménales et sur des supports toujours plus gigantesques. Des couleurs criardes, dirions-nous, directement sorties de la bombe ou du pistolet qu’elle utilise exclusivement, car elle pulvérise plus qu’elle ne peint. Elle fait ça sur le sol, les murs, le plafond, et s’il y a des meubles, elle arrose les meubles, sans oublier les fenêtres, mais comme ça n’est jamais assez haut,…
