Il fut un temps où la confrontation publique tournait à l’affrontement, au risque de donner l’impression d’un combat sans compromis possible, bloc contre bloc, comme on disait alors. On peut considérer que cette époque, qui n’était pas dénuée de dangers sectaires, est révolue. Voici des élus de droite, jusque parmi les proches soutiens de Valérie Pécresse, accusés d’aller à la soupe parce qu’ils se rallient à un président qu’hier ils dénonçaient avec vigueur. Voici un parti tout entier, ou du moins sa majorité, et même plus précisément la majorité qu’il en reste, le PS, montré du doigt parce qu’il se vend pour un plat de lentilles, une assiette de circonscriptions, à un homme, JeanLuc Mélenchon, dont les embardées étaient encore jugées le mois dernier dangereuses. Voici un chef de l’Etat…