Côté face, Lunel, c’est le cours Gabriel-Péri, ses cafés à l’ombre des platanes, ses halles Baltard et sa librairie indépendante façon Plus belle la vie. Côté pile, c’est cette interrogation chez les étrangers à la région: « Attends, Lunel, Lunel… Pourquoi je connais ce nom? Ah, oui, ça y est, j’y suis, les djihadistes! » Les Lunellois voudraient ne retenir que la première image, celle d’une grosse bourgade ensoleillée et assoupie de l’Hérault, 26 000 habitants, à mi-chemin entre Nîmes et Montpellier. Mais c’est la seconde qui lui colle à la peau depuis qu’en 2014 et 2015, des enfants du pays sont partis faire le djihad et mourir en Syrie, que de spectaculaires arrestations ont eu lieu en ville et que les responsables de la mosquée ont été pointés du…