ON N’ENTRE JAMAIS SEUL AU PANTHÉON. Avec soi, derrière soi, on traîne une cohorte ou, comme disait Malraux, un cortège. Ce fut, pour Jean Moulin, celle des résistants suppliciés. Ce fut, pour Maurice Genevoix, la troupe fantomatique de ceux de 1914. Ce fut, pour Simone Veil, celle des déportés revenus des camps avec leur affreux secret, ou morts là-bas dans ce silence d’Auschwitz que l’artiste David Teboul, le jour de la cérémonie, fit entendre à l’assistance. Ce fut, plus anciennement, pour Victor Hugo, tout le peuple de Paris escortant son cercueil, parce que mieux qu’aucun autre il en avait dit la grandeur et la misère, parce qu’il avait su dire l’espérance humaine et la révolte contre les tyrans.
Ses combats résonnent puissamment avec nos préoccupations contemporaines Cette fois-ci, cela aurait…
