Depuis le début de la crise sanitaire, la France, on le sait, a toujours été en retard. Masques, tests, vaccins… Dans cette liste de déboires a failli s’ajouter un nouveau chapitre : notre incapacité à organiser des élections. Ou plutôt, et c’est plus grave, la mauvaise volonté dont fait preuve l’exécutif pour respecter les grands rendez-vous de la vie démocratique sous prétexte de pandémie.
Il faut dire que le pouvoir garde un souvenir cuisant du premier tour des municipales, le 15 mars 2020, en pleine épidémie : le maintien du scrutin avait alors déclenché une vive polémique, le gouvernement se retrouvant accusé d’avoir hâté la propagation du virus, ce qui s’est révélé faux sur le plan statistique. La forte abstention lors du deuxième tour – décalé de plusieurs mois –…