ON L’A ATTENDU LONGTEMPS… Quatre ans et demi exactement, depuis Babylone, prix Renaudot 2016. Et on a bien fait, car Serge, le cinquième roman de Yasmina Reza, est un enchantement. Oui, une bulle d’humour, d’ironie, de gaieté et de gravité, qui emballe en cette rentrée littéraire d’hiver, lestée de 493 romans. On sourit en effet tout au long du récit de la dramaturge, une véritable gageure alors que Serge traite, excusez du peu, de cancer, de trois en terrements (et pas un mariage!), d’un voyage à Auschwitz, et de quelques embarras amoureux, filiaux et fraternels…
L’ouvrage s’ouvre sur la mort, chez elle, dans son lit médicalisé, de Marta Popper, dont on apprend, sous la plume caustique de l’auteur, qu’elle avait un faible pour Poutine et que le dernier mot qu’elle…
