Maintenant qu’un accord a été conclu avec l’Union européenne, l’heure est-elle à la réconciliation, outre-Manche, entre les leavers, qui ont voté en 2016 pour la quitter, et les remainers, qui souhaitaient y rester? Non, car le Brexit a exacerbé des clivages désormais ressentis plus intensément que l’attachement aux partis traditionnels. C’est le constat de Brexitland, un essai de Robert Ford et Maria Sobolewska (Cambridge University Press). « Il y a, d’un côté, des libéraux qui défendent le cosmopolitisme, l’ouverture au monde, une prise en compte des minorités et, de l’autre, des conservateurs souhaitant mettre le holà à l’immigration, qui les inquiète », explique Robert Ford. Selon lui, d’autres conflits identitaires risquent de prendre le relais. Le premier concerne les Ecossais, qui ont voté remain à 62 %, et auxquels Nicola…