Si Ankara poursuit ses actions illégales, nous utiliserons tous les instruments à notre disposition », avait menacé Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, au début d’octobre. Deux mois et demi plus tard, alors que le président Recep Tayyip Erdogan a continué ses prospections gazières « agressives » en Méditerranée orientale, les Vingt-Sept ont réussi à se mettre d’accord, les 10 et 11 décembre, pour punir la Turquie, mais a minima. « C’était un test de fermeté, mais plus encore de crédibilité européenne », commente Clément Beaune, secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes (voir page 40). Comprendre : ces sanctions, qui ciblent des responsables de l’exploration gazière dans les eaux chypriotes et grecques, ne sont que le début d’un processus progressif. Autre interprétation possible, les dirigeants européens ont…