La scène se déroule en 2001, à la veille des élections législatives. Silvio Berlusconi, qui a déjà gouverné brièvement l’Italie en 1994, espère revenir à sa tête. Ce jour-là, le magnat des communications signe devant les caméras un « contrat avec les Italiens », s’engageant auprès d’eux sur plusieurs points (baisse des impôts, création d’emplois, relance des travaux…). Quelques jours plus tard, sa coalition de centre droit remporte le scrutin et Berlusconi fait son retour triomphal au palais Chigi. On connaît la suite : les frasques politiques, judiciaires et sexuelles du Cavaliere, ses promesses, ses provocations et sa chute, avec sa condamnation à trois ans de prison en 2015 pour fraude fiscale…
Evidemment, Silvio Berlusconi a été populiste avant l’heure, « par son leadership, son mode de communication et son…
