Edouard Philippe parle parfois de ses prédécesseurs. De la manière dont ils s’organisaient, de la façon dont ils travaillaient avec leurs ministres. Depuis le début delacrisesanitaire, « jamais », audired’un proche, celuipourqui« ledécouragement ne fait pas partie de la gamme d’émotions qu’[il s’]autorise » n’a évoqué le cas de Laurent Fabius. Pourtant, l’ombre de celui-ci, maculée de sang, plane sur l’hôtel Matignon et peut hanter ceux qui, comme luientre 1984et 1986, ont dirigé le gouvernement. Des an nées plus tard, le socialiste, qui s’apprêtait à mener la campagne de son parti pour des élections législatives avant d’être, un jour peut-être, son candidat à l’Elysée, fut cloué au pilori, rattrapé par une affaire de santé publique, vilipendé, traduit en justice, puis innocenté. Trop tard, forcément trop tard. L’opinion, la classe politique,…