IL EST DES HOMMES QUI SE PERDRONT TOUJOURS
PAR REBECCA LIGHIERI. P.O.L, 384 P., 21 €.
Qu’elle signe sous son vrai nom, Emmanuelle Bayamack-Tam, ou sous son pseudo, Rebecca Lighieri, une chose est sûre : chez cette auteure singulière, le salut ne vient jamais de la famille. Sous sa plume, apte à capter la moindre faille dans la normalité apparente, les foyers, quels qu’ils soient, prolos, bobos, intellos, engendrent d’étonnantes éducations dysfonctionnelles, sources de jouissives chroniques familiales. A la tête, déjà, de 14 titres (Si tout n’a pas péri avec mon innocence, Les Garçons de l’été, Arcadie, etc.), la romancière de 54 ans explore aujourd’hui avec le même talent cinglant les dérèglements d’une famille des quartiers Nord de Marseille et les enfances massacrées.
« Qui a tué mon père ?…
