La promesse était belle. A partir du 1er janvier 2015, théâtres et cinémas, magasins et restaurants, hôpitaux et entreprises, métro et trams seraient accessibles aux personnes en fauteuil roulant ou à la mobilité entravée. C’est la loi dite « handicap », adoptée le 11 février 2005, qui prenait cet engagement. Fini, les escaliers sans rampe d’accès, les marches infranchissables, les trottoirs mal fichus et les bus inaccessibles. Enfin, les 2,3 millions d’hommes et de femmes atteints de déficiences motrices pourraient aller et venir presque comme les autres. Les plus âgés, les parents d’enfants en bas âge et même les livreurs se frottaient les mains, eux aussi.
Puis la loi a eu 10 ans, et le gouvernement, magnanime, a choisi de rallonger les délais et de multiplier les dérogations. Pourtant, cinq…