Tiens, les Dardenne tournent en rond. Le film aussi, remarquez. Voilà une jeune médecin coupable, selon elle, de ne pas avoir soigné une femme retrouvée morte, qui s’oblige à découvrir l’identité de l’inconnue, à lui payer une sépulture, à lui donner un passé, bref, à la faire revivre alors qu’elle n’est déjà plus. Jenny, toubib et femme marquée, passe d’un lieu à l’autre, d’un ado revêche à un trafiquant violent, d’un flic à ses malades. Elle enquête et soigne. Elle va, vient et y retourne. Cette figure circulaire se trouvait déjà dans Deux Jours, une nuit, avec Marion Cotillard, mais la fragilité du film était compensée par la vigueur politique du sujet. Ici, non. J’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour les frères Dardenne, qui ont su allier morale et social…
