Les Algériens ont décidément le sens de l’humour. Le 6 décembre, pour le 42e vendredi consécutif du « hirak », le mouvement populaire contre le régime, la contestation s’est transformée, en partie, en « Gaïd Pride ». Le jeu de mots mêle la Gay Pride et le nom du chef de l’armée et dirigeant– defait – del’Algérie, legénéral Ahmed Gaïd Salah. « Noussommes tousdesmercenairesperversetgays », lisait-on aussi sur Twitter. A l’origine de ces slogans, les déclarations surréalistes du ministre de l’Intérieur, Salah Eddine Dahmoune. Le 3 décembre, il avait traité les manifestants de « traîtres », « mercenaires », « homosexuels » inféodésaux« colonialistes ».
Insultes, provocations, arrestations massives… A l’approche du scrutin, le régime fait monter la pression pour décrédibiliser ou museler les partisans du hirak, dont la mobilisation…