Entre acte d’amour et exercice d’admiration, le journaliste écrivain Jérôme Garcin ne cesse de réveiller les morts, d’évoquer ses grands disparus : son père (La Chute de cheval), son frère jumeau (Olivier), l’écrivain Jean Prévost, le résistant aveugle Jacques Lusseyran, etc., tous décédés à un âge indécent. Evidemment, l’« ange » Gérard Philipe, foudroyé à quelquesjoursdeses37 ans, devaitprendreune place de choix dans ce panthéon. Et pour cause ! Beau-père depapier– JérômeGarcinestmarié à safille, Anne-Marie –, l’illustre comédien, érigé en héros à la française, a révolutionné par son talent les plus beaux rôles du répertoire : Rodrigue, Ruy Blas, le Prince de Hombourg, Lorenzo… En insatiable Fregoli, il a enchaîné, en à peine plus de quinze ans, une trentaine de films et une vingtaine de pièces. Trop peut-être, songe Garcin, qui…