Ils s’appellent André Bauchant, Camille Bombois, Jean Eve, Louis Vivin, Ferdinand Desnos, Dominique Peyronnet, Séraphine Louis, René Rimbert ou encore Henri Rousseau, l’illustre aîné, dit le Douanier Rousseau. Ils ne constituent pas un groupe, ne se connaissent pas et, pour certains, n’appartiennent pas à la même génération. Mais l’histoire de l’art a fini par les réunir sous le terme de « naïfs ». Des sobriquets, ils en ont été auparavant affublés par dizaines : « peintres du dimanche », « primitifs modernes », « peintres de la réalité », « peintres enfants », ou même, par leurs détracteurs les plus féroces, « illettrés de la peinture ».
Une exposition au musée Maillol, à Paris, orchestrée par Jeanne-Bathilde Lacourt et Alex Susanna, lève le voile sur ces artistes insaisissables, qui sont,…