Ce n’est donc pas une biographie. Sur la couverture illustrée de Rien n’est noir, de Claire Berest, il est d’ailleurs écrit « roman ». Pourtant, tout ce qui est conté ici, vie et mort de Frida Kahlo, peintre mexicaine, artiste majeure, trop longtemps dans l’ombre du gros ventre de son mari Diego Rivera, femme de tête quand son corps l’abandonne après un accident d’autocar, caractère trempé dans l’acier de ces plaques qui lui tiennent les os et les muscles, amante et amie de passage, sexes confondus, célèbres ou pas, tout, absolument tout, est vrai. Ou pas. Disons, pour sortir d’un débat vieux comme l’imprimerie, que la réalité, mieux entraînée, a, comme toujours, dépassé la fiction de la vie de Frida Kahlo. Qui, pourtant, ne manque ni d’extravagances ni d’événements hors…
