Tremblez, pauvres lecteurs. L’heure est grave, et l’avenir, plus sombre encore. Tout du moins si l’on en croit les essayistes, historiens, politologues et autres experts dont les ouvrages caracolent en librairie. En picorant dans les titres des 30 premiers essais, on trouvera les mots « naufrage », « divisée », « folie », « faute », « peur », « basculer », « fin du monde », « fantôme », « affolement »… Que du bonheur! A commencer par l’exquis académicien Amin Maalouf, qui se fait, dans son Naufrage des civilisations, à la fois penseur et spectateur engagé. L’écrivain natif du Levant livre une analyse puissante de la crise existentielle qui saisit le monde arabe tout comme l’Occident. Avec Récidive. 1938, le philosophe Michaël Fœssel enfonce le clou, qui établit…
