A l’évidence, tout exclut le régime autoritaire, incompétent, corrompu et affameur du Venezuela de la sphère démocratique. A maints égards, la figure caricaturale de Nicolas Maduro évoque un épouvantail pour tout humaniste. Pourtant, par un enchaînement de causalité, ce pays prend soudain deux dimensions emblématiques. D’une part, au nom de l’idéologie, il se trouve projeté au cœur d’un débat superfétatoire sur la nature du régime, ce qui constitue le nœud même par lequel le peuple vénézuélien est ligoté. D’autre part, au niveau géopolitique, il surgit dans le concert international comme un symptôme supplémentaire d’un XXIe siècle totalement déboussolé.
Depuis que, le mercredi 23 janvier, le président du Parlement, Juan Guaido (voir page 62), s’est autoproclamé président par intérim, les partisans du régime de Maduro s’époumonent à entretenir une polémique artificielle.…
