Au fond, lui, ce qu’il aime, c’est un « bar à la Simenon » – une patronne qui essuie les verres au fond du café, deux mariniers au comptoir, une bonne vieille mousse. Mais, hasard de la vie, ses pas le mènent au Dark Rihanna, ses serveuses longues comme des mannequins ukrainiens, sa musique hypnotique, ses clientes clones de Kate Moss ou de Lana Del Rey, affichant un sempiternel air blasé. Et là, le héros des Nouvelles métropoles du désir a beau s’agiter comme un contrôleur aérien en bout de piste, impossible d’obtenir une bière. Comme si la serveuse ne le voyait pas. Il n’a pas les codes, il n’existe pas. Nous compatissons nerveusement avec lui car, avouons-le, nous avons tous été un jour cet « homme sans bière ».…
