La palme d’or réveille souvent le public pour l’emmener vers un cinéaste jusque-là trop méconnu – ce fut le cas, entre autres, pour Nuri Bilge Ceylan (Winter Sleep), Michael Haneke (Le Ruban blanc), Gus Van Sant (Elephant) ou Abbas Kiarostami (Le Goût de la cerise). Il est fort probable qu’elle pousse à découvrir Hirokazu Kore-eda, immense cinéaste japonais, vu en France au milieu des années 1990 et justement célébré, en 2003, à Cannes déjà, avec Nobody Knows – l’option n’est d’ailleurs pas négociable, Une affaire de famille est à voir immédiatement, merci.
L’homme est discret, son succès aussi, et il faut se réjouir de ce coup de projecteur porté sur un réalisateur qui, la plupart du temps, peint le tableau des relations familiales, ou ce qu’il en reste, dans un…
