Au moment où se termine la commémoration de la première tentative de suicide de l’Europe contemporaine (il y en eut d’autres auparavant, de la guerre de Cent Ans aux guerres napoléoniennes, en passant par la guerre de Trente Ans), il est temps de rappeler que la Première Guerre mondiale aurait pu, aurait dû, être évitée; qu’elle a été gérée d’une façon folle et stupide par des dirigeants militaires et politiques imbus de leur pouvoir et insensibles aux malheurs de leurs peuples. Qu’elle s’est réduite à une gigantesque tentative de suicide de la civilisation européenne, dans laquelle ont été engloutis des millions d’hommes, de femmes, d’enfants, de talents, de génies, de villages, de villes, d’œuvres d’art. Et que, si l’Europe a survécu à cette folie, ce ne fut que pour préparer,…
