Sans les réfrigérateurs, pas de trou dans la couche d’ozone. Sans les cheminées d’usine stratosphériques, pas de pluies acides. Sans voitures, camions, bateaux, avions brûlant des carburants d’origine fossile, pas de réchauffement climatique, c’est-à-dire de fonte des glaces, de désertification, de montée des eaux, de perte dramatique de la diversité animale et, à l’horizon 2300, d’extinction complète des mammifères, leur capacité de refroidir leur corps étant alors battue en brèche par une température ambiante trop élevée. Bien sûr, nous pourrons, nous, humains, continuer de vivre dans des souterrains, avec nos chiens et nos chats, nos vaches et nos cochons. Ce n’est pas la masse de notre population qui fait problème – nous pourrions être plus nombreux –, c’est notre confort, permis par la technologie, dont seuls quelques excentriques parmi nous…
