Lorsque, en 2012, Chichita Calvino, la veuve d’Italo Calvino (1923-1985), décide de transférer l’oeuvre de l’écrivain italien du Seuil à Gallimard, le contrat prévoit la retraduction de 13 titres, dont la fameuse trilogie Nos ancêtres (Le Vicomte pourfendu, Le Baron perché, Le Chevalier inexistant), vendue en France depuis soixante ans à des millions d’exemplaires. En cause, selon Giovanna Calvino, la fille du grand écrivain, des « traductions infidèles, faites d’omissions et de rajouts ». Promesse tenue par Gallimard qui, après deux premiers titres en 2015 et 2017, publie ces joursci la trilogie dans une nouvelle traduction. Surprise, c’est Martin Rueff, professeur émérite de littérature à Genève et à Bologne, spécialiste de Rousseau et de l’histoire des idées, traducteur de poésie et d’essais, qui a opéré ces grandes manoeuvres. Explications de…