Au début, on croit à un pastiche. non, ce n’est pas possible, l’exfootballeur eric cantona n’a pas pu commettre ces dessins grotesques et l’honorable maison Flammarion n’a pas osé publier cela. et puis, si, il faut bien se rendre à l’évidence, ce recueil n’est pas un gag. l’objet, qui se présente sous la forme d’un élégant petit carnet en moleskine, est ridicule de prétention. l’ancien attaquant de manchester united dessine de vagues silhouettes humaines aux pieds démesurés, des soleils, des coeurs, avec le trait mal assuré d’un enfant de 4 ans. Dans la préface, « canto », jamais avare de modestie quand il s’agit de lui, cite sans rire Dubuffet. l’autre matin, sur France inter, c’était alechinsky. il n’a pas encore osé picasso, mais on sent bien qu’il ne faudrait…
