Doumbia. Ce patronyme, David Le Bars, commissaire divisionnaire, le connaissait avant de prendre ses fonctions à Saint- Denis, en février 2014. «Qui n’a jamais entendu parler des frères Doumbia? » s’étonne le policier à la carrure de rugbyman, devenu permanent syndical depuis l’été. En Seine-Saint-Denis, vaste supermarché de la drogue aux portes nord de Paris, la familleD. porte un nom qui souvent se chuchote, entre crainte et respect. Elle appartient au gotha des clans enrichis dans le trafic de stups, sans afficher le fastueux train de vie de certains de ses concurrents.
Elle peut, elle, revendiquer une supériorité numérique : la fratrie compte six garçons. Kassoum, 46 ans, les jumeaux Ahmed et Mohamed, 40 ans, Adams, 37 ans, Kader, 33 ans, et le benjamin, Ismaïl, 31 ans, totalisent une trentaine…