Brillant, agaçant, étonnant, bancal, osé, déroutant, risqué, intello, sensuel, ridicule, magnifique, foutraque. Autant de qualificatifs à mettre dans le même panier, celui de La Forêt de quinconces, de Grégoire Leprince-Ringuet, premier film brillant, agaçant, étonnant, bancal, et j’en passe, vous n’avez qu’à suivre. Mais qu’on se comprenne bien : cette argumentation critique, qui pourrait passer pour paresseuse, c’est vrai, est en fait une somme d’applaudissements devant une oeuvre qui refuse l’indifférence et le consensus. Je n’ai pas vu beaucoup de nouveaux cinéastes être à ce point culottés. Ou, en l’occurrence, déculotté, vu les verges qu’il tend pour se faire battre, alors que, bon sang, ça fait du bien de voir un jeune acteur de 28 ans, artiste singulier et fier de l’être, passer derrière la caméra et se foutre de…
