REQUIN, par Bertrand Belin. POL, 182 p., 14 €.
La vie pourrait se résumer à une simple alternative, « Manger ou être mangé ». C’est ce à quoi pense le narrateur de Requin, lors d’une baignade dans le « contre-réservoir de Grosbois ». En fait, ce passionné d’archéologie est en train de se noyer, au sens strict, dans ce lac artificiel de la région dijonnaise, et l’eau verte remplit ses poumons. Il lutte alors, tant bien que mal, songeant à ce que deviendront sa compagne, Peggy, et leur fils, Alan. Mais ce topographe se remémore aussi quelques moments étranges de son existence, comme cette nuit où, à Dieppe, il a « pêché du lait » et cet instant où il a dû, par faim, décapiter un cygne… Serait-ce son tour…
