Vite, effacer le désastreux épisode Thierry Lepaon, son appartement, son bureau, son indemnité. Et l’on voit Philippe Martinez à l’Elysée, Philippe Martinez à Matignon, Philippe Martinez Rue de Grenelle. Vite, afficher une CGT combative face aux « patrons ». Et l’on voit Philippe Martinez contre la loi Macron, Philippe Martinez avec les Radio France, les Sanofi ou les Carrefour Market. Vite, mobiliser dans la rue pour montrer que la CGT pèse toujours. Et l’on voit, le 9 avril à Paris, Philippe Martinez en tête d’une grosse manif – il aura tout fait pour qu’elle ait de la gueule. L’ultime cliché, celui qui manquait encore à l’album idéal d’un quasi-inconnu, devenu, le 3 février, secrétaire général de la CGT.
Parvenu au sommet à l’issue d’une élection rocambolesque, Philippe Martinez, 54ans, a…
