Tout est étrange chez les Boltanski : de leur hôtel particulier parisien de la rue de Grenelle à leur petite Fiat 500 Lusso – deux lieux où les générations s’entassent et se calfeutrent –, de leur peur anxiogène de l’ailleurs à leurs penchants fusionnels. Oui, tout est étrange dans cette tribu, à la fois loufoque et poétique, excentrique et mélancolique. A commencer par les grands-parents du narrateur, Etienne, le médecin hospitalier juif, fils d’exilés d’Odessa, et Myriam (Grand-Maman), ex-romancière, handicapée, impérieuse et fougueuse. Sans oublier les autres sociétaires du clan, les oncles, Christian le plasticien, Jean-Elie le linguiste, et le père, Luc, sociologue et poète. C’est cette rue de Grenelle, terrain de jeu de son enfance, que Christophe, journaliste à L’Obs, explore aujourd’hui avec bonheur « comme sur un plateau…
