La nostalgie n’est pas forcément un idéal de vie très constructif. Mais de temps en temps, cela fait du bien. Par exemple, fin janvier, je participais au volant d’une vieille machine qui m’est chère à la Traversée de Paris en voitures anciennes. L’événement n’est pas nouveau. Mais, en ces circonstances, c’était un bain de jouvence, une épiphanie, un intense moment de bonheur, comme si c’était la première fois. Jusqu’aux tout derniers jours, chacun se demandait s’il aurait lieu. La préfecture a d’ailleurs pris un malin plaisir à jouer avec les nerfs des organisateurs, au point d’obliger à une modification du tracé, alors que le road book était déjà imprimé. Sous la bruine fraîche de ce dimanche matin, les voitures, motos, vélos arrivant en nombre à proximité du château de Vincennes…