Serions-nous tous devenus des disciples de Yann Arthus-Bertrand ? La question mérite d’être posée, sinon comment expliquer ce besoin que nous avons de prendre de la hauteur à chaque fois que nous montons dans une voiture ? Aujourd’hui, il semble que pour être un automobiliste heureux, il faille forcément être perché quelques centimètres au-dessus de son voisin. Pourtant, comme l’écrivait Montaigne : “Si haut que l’on soit placé, on n’est jamais assis que sur son cul.” Implacable constat qui devrait nous inciter à nous poser quelques questions avant d’investir des sommes, souvent rondelettes, dans des automobiles qui nous élèvent, physiquement et socialement (du moins le croit-on), mais qui, dans bien des cas, nous éloigne de ce pourquoi nous les aimons, à savoir le plaisir de conduite qu’elles sont censées nous…