La Citroën Méhari, voiture simplissime, n’avait guère l’ambition de durer. À l’usage, les toiles se déchiraient, la carrosserie pâlissait au soleil, l’armature métallique se corrodait et, dernier symptôme qui annonçait la fin, le châssis se gauchissait façon banane. Pourtant, le modèle était extrêmement attachant, aucune auto moderne ne proposant le même caractère. D’où le désir de sauvegarder les meilleures, voire d’en reconstruire. Le Méhari Club Cassis, adossé à l’agence Citroën du lieu, s’y attela, et subvint si bien aux besoins qu’il vit s’élargir sa clientèle bien au-delà des chalands azuréens. Pour ces succès, il s’est vu octroyer par Citroën, en 1998, les outillages de production (il ne s’agit pas de grande presse !), un avantage décisif qui écarte pour longtemps toute velléité de concurrence. Ainsi soutenue, la firme, 54 employés…