Rovno, Ukraine occidentale, juin 1920. La cavalerie bolchevique de Semion Boudienny (voir ci-dessous), masse énorme de chevaux comme l’histoire n’en a jamais connue, vole de victoire en victoire depuis son arrivée sur le front le mois précédent. Devant elle, l’armée polonaise a reculé de 300 kilomètres. À Varsovie, c’est la panique. Les unités polonaises qui tiennent Rovno ont ordre de se sacrifier: elles doivent bloquer cette horde sauvage, moitié cosaque, moitié tatare , constituée de brutes dépenaillées , avinées, encadrées par des commissaires politiques fanatiques, ramassis de pillards et de violeurs tout droit sorti de la guerre de Trente Ans, et qui prétend être une « armée ». Les voilà qui surgissent, sabre au clair, bousculent les nids de mitrailleuses, emportent tout sur leur passage, et Rovno avec. C’est ainsi…
