Jusque-là, les Grands Prix semblaient avoir échappé aux traditionnels débordements du supporter. Échappé à sa dialectique posée, à son langage fleuri, à ses chansons enlevées, à ses slogans percutants... Échappé à sa bêtise surtout. Audiard nous avait pourtant prévenus, dès 1963, avec sa célèbre réplique des Tontons Flingueurs : « Les cons, ça ose tout, c’est à ça qu’on les reconnaît ! ». Et le supporter n’échappe pas à la règle. Souvent, il ferait même mieux de se taire, de rester chez lui... ou de se noyer dans son vomi. Côté ballon rond par exemple (où l’on retrouve les plus beaux spécimens d’entre tous...), les joutes entre bandes rivales sont de véritables guerres de tranchées où les beuglements néandertaliens qui arrivent jusqu’aux oreilles de vos gamins sont à l’image de…
