Les récits de Bernard Porcher montrent une souplesse et une réactivité de la SNCF de l’époque qui peuvent étonner ceux qui ne connaissent que le chemin de fer actuel. Des voyageurs moins “assistés”, des procédures plus simples, certes fiables, robustes et sécuritaires, mais sans précautions excessives: c’est ce qui ressort clairement de ces souvenirs. Pour autant, le contexte actuel est bien différent: la circulation est beaucoup plus dense, presque tous les trains sont prioritaires, les réutilisations de rames se font souvent dans des délais courts et les incidents affectant l’infrastructure ont, dans certaines zones, des conséquences en cascade du fait du grand nombre de trains. Porter secours à un train en détresse est parfois plus difficile, à cause de la diversité des matériels roulants. Toutes choses égales par ailleurs, cela…