Sans posséder un certain savoir, il n’y a pas d’action juste, et sans action, pas de preuves de la validité du savoir. Gouverner, chacun le sait, c’est prévoir. Si on applique au bonsaï ces principes, organiser la masse d’un végétal en une forme harmonieuse s’apparente à l’art de bien gouverner.
Tous ceux qui ont perpétué le bonsaï au cours des âges ont, le plus souvent, été des hommes de pouvoir : spirituel (religieux, lettrés), politique (aristocrates, guerriers) et matériel (financiers, marchands). Aujourd’hui, la démocratisation des sociétés et la mondialisation des savoirs ont modifié les données historiques et sociales. Chacun est libre d’accéder à toute activité susceptible de l’intéresser, quelle que soit sa motivation profonde.
Tailler, c’est sacrifier
Qu’y a-t-il de différent aujourd’hui par rapport aux époques anciennes? L’appréciation de la…