Désormais, on entend peu parler des Expositions universelles, comme cet été, Milan 2015. Celle de Shanghaï en 2010 avait surtout intéressé les Asiatiques et confirmé que, même avec beaucoup d’argent, on ne peut plus stimuler l’imagination comme jadis, par exemple à Montréal, où Expo 67 fut une apothéose du genre, la plus courue et la plus stimulante. À notre époque numérique, le progrès réside dans l’infiniment petit et non plus dans les gigantesques anticipations d’autrefois. Milan, centre mondial de design, avait d’abord voulu reformuler le modèle des Expos, amener les pays à collaborer à des projets communs sur le thème «Une planète à nourrir ». Mais dès 2011, l’idée fut abandonnée, et on revint à la formule conventionnelle. D’où, dit-on, une expérience très conventionnelle pour les visiteurs. La prochaine Expo…