Elina Garanca, mezzo-soprano parmi les plus rayonnantes de sa génération, a plutôt patiemment construit son début de parcours d’artiste lyrique : fille d’une professeure de chant à l’Académie de musique de Lettonie, elle a appris son métier d’abord dans une troupe allemande modeste, à Meiningen, puis une autre plus réputée, à Francfort, avant d’intégrer le prestigieux ensemble du Staatsoper de Vienne. Mais le métier a changé et l’artiste s’en est inquiétée, dans un entretien accordé en septembre à l’Agence France-Presse (AFP), en marge d’un concert de gala donné dans les jardins du Burggarten viennois. Il y a l’effet potentiellement délétère des réseaux sociaux, pour commencer.
« De nos jours, de jeunes chanteurs subissent une exposition maximale » via les plateformes vidéo, « même sans aucune expérience, ce que je trouve…
