Les deux bras tatoués, les mains remplies de bagues métalliques, casquette et jeans usés, l’abbé Claude Paradis, le «prêtre de la rue», n’est certainement pas le modèle qui nous vient en tête lorsqu’on pense aux représentants de l’Église.
Presque tous les jours de la semaine, on peut voir l’homme de 63 ans dans la rue, notamment au métro Place d’Armes, où il distribue de la nourriture aux personnes itinérantes, ou encore au pénitencier Leclerc, à Laval, où il célèbre des messes avec les femmes détenues.
S’il reçoit une aussi grande confiance des personnes de la rue, c’est qu’il a déjà fait partie de «la gang», comme il le dit lui-même. «Face à plusieurs, j’ai fait pire qu’eux», avoue-t-il.
DESCENTE AUX ENFERS
C’est à l’âge de 14 ans que Claude Paradis…
