C’est un monde étonnant, un univers couleur de rouille et de désert où subsistent des formes géométriques, mystérieux résidus d’une civilisation disparue… Un paysage volcanique où se dressent d’étranges monolithes, qui rappellent celui du film de Stanley Kubrick, 2001, l’odyssée de l’espace, et comme lui semblent vouloir nous connecter au cosmos. L’utilisation de matériaux bruts, aux teintes oxydées, évoque un voyage dans les entrailles du monde, un espace inconnu, déserté par les hommes. Sommes-nous sur la Terre, sur Mars, sur une autre planète? Parfois, trônant au centre de l’image, une forme ronde, tel un gong diffusant ses vibrations, nous invite à voir l’invisible, à ressentir l’infini… Car s’il y a une forme de sensualité primitive dans l’art de Béatrice Helg, c’est aussi un royaume ouvert à la spiritualité et à…