On évoque souvent à son sujet, son style fitzgéraldien, sa silhouette semblant sortie d’un film de Wes Anderson, ses points communs avec Boni de Castellane, mais on pourrait lui associer encore bien des références, comme l’influence des surréalistes, leur humour, leur provocation, le tout dans un souffle de mélancolie, de romantisme, où s’impose l’esthétique cinématographique. À trente-et-un an, Alex Keyes Rash rompt avec les codes de sa génération, et les codes tout court. Silhouette cintrée dans un costume marron, il porte des cravates en maille piquée de pois blancs, et se fond dans le décor, ou plutôt, fait le décor. Oiseau de nuit, air distancié, il aime le mystère et promène son élégance silencieuse qu’il dit inspirée de son père américain. Personnage à part, né à Minneapolis dans le Midwest,…