L’été, avec son rythme délicieusement lent, n’en demeure pas moins un concentré d’énergie. En prenant le temps, on active ainsi la machine à rêver. Mettre l’esprit en vacances : au cœur de cette parenthèse estivale, nous y aspirons tous. À chacun sa méthode, son poumon d’oxygène, son bouton pause. Pour beaucoup, c’est la saveur retrouvée du silence, ce sentiment de quiétude rare qu’on ne croise pas souvent dans nos existences qui carburent aux bruits de fond et à l’agitation perpétuelle. Silence des livres, silence de la mer, silence des îles. Ceux-là se fondent dans la nouvelle tribu des marcheurs-philosophes ou se réjouissent de l’abri simple offert par une robinsonnade, des plaisirs du cabotage entre amis ou en famille. Ils contemplent, rêvent, s’émerveillent, se régénèrent. Et s’évadent surtout. Ensemble. Car l’été…