Ces dernières années, à force de prendre des mauvaises nouvelles, des virus, des crises, des bombes, des variants, on en vient à ne plus trop avoir de jus. Kaput, finito, zéro énergie, la panne sèche. Grosse flemme, envie de pleurer un tonneau ou de boire une citerne. Et puis parfois, un rayon de soleil, des tongs, dix minutes de jour en plus, et toute la machine redémarre. C’est l’été. La plus belle saison de l’année. En tout cas, la plus propice à la détente, la réflexion, la récupération, l’optimisme. Dès le matin je suis légère: fini les chaussettes, les collants, les pulls, les sous-pulls, les surpulls, l’écharpe, les gants, les bonnets, les doudounes, les manteaux, tout ce matériel à enfiler qui double ma circonférence et ma préparation du matin. Mais…
