Fin mars 2003. Cheveux peroxydés et tressés, solaires teintées vissées sur le nez, Florent Pagny se tient assis, droit comme un I, dans le bac d’une énorme pelleteuse. Face à lui, une chaîne de bonshommes en uniforme orange se jette de main en main plantes, bibelots, tableaux, oreillers et même siège de toilettes ! “Prenez mon lit, les disques d’or, Ma bonne humeur, Les p’tites cuillères, tout c’qu’à vos yeux, a d’la valeur”, clame le chanteur dans le clip de Ma liberté de penser. Ce titre, écrit par Lionel Florence et composé par Pascal Obispo, fait évidemment référence aux démêlés de l’artiste avec le fisc français… Car, depuis plusieurs années, le quadragénaire tente de prouver son innocence face aux accusations de l’administration fiscale. On lui reproche l’oubli d’un reversement de…