A do, j’étais toujours la dernière à être choisie par les chefs d’équipe, au cours de gym. Je n’avais pas le don de la coordination, et mon allure chétive, accompagnée de ma moue boudeuse – j’avais les dents croches –, était sans doute rébarbative. Disons que je ne mettais pas mes compagnes de classe en confiance. Ces jeunes amazones (je fréquentais un collège de filles), beaucoup plus musclées que moi, espiègles, agiles, pleines d’énergie, voulaient gagner le match, remporter la coupe. Ce n’est qu’avec réticence qu’elles me laissaient joindre leurs rangs. Je faisais exprès de me faire éliminer tout de suite lorsque c’était possible.
Après le secondaire, j’ai mis du temps à retrouver le goût des projets et des activités d’équipe. C’est mon entrée sur le marché du travail qui…