La discographie établie par Vincent Mouret pour la Mahler Foundation approche les 230 entrées, la Cinquième ayant toujours connu une popularité particulière grâce à son Adagietto. Dans l’ère mono, le premier à dégainer est Walter (New York, 1947, Sony), fervent et volontaire, transcendé par la dernière remastérisation de l’intégrale du chef (2019), qui lui permet d’intégrer le cercle restreint de nos concurrents à l’écoute en aveugle. De la même époque, on ne conservera ni les tempi délirants de Scherchen (Vienne, 1952, Westminster; Philadelphie, 1964, Tahra, avec son Adagietto en 15 minutes; ORTF, 1965, Harmonia Mundi, les deux derniers, charcutés); ni l’atonie de Horenstein (LSO, 1958, Pristine); ni Mitropoulos (New York, 1960, Music & Arts), erratique; ni les live excitants de Rosbaud (Baden-Baden, 1951, SWR), très urgent, et Paray (Detroit, 1959,…
