LE DÉBAT
Il est loin le temps où mettre en scène, c’était respecter les didascalies du livret ou de la partition (parfois inexistantes), en répétant une imagerie préétablie ne varietur. Qu’attendon aujourd’hui de celui qui ajoute aux plaisirs du son ceux de la vision qui font la spécificité de l’opéra, art total par nature ? Longtemps, personne ne se posait la question : le livret disait « une place », on montrait une place, avec les moyens du bord. Le XXe siècle, avec l’omniprésence de l’image comme vecteur de l’information, nous a appris à demander plus sur cette place. Ouverte, étroite, riante, inquiétante ? Quant au jeu de l’acteur, il y a longtemps qu’il n’est plus fait de ces stéréotypes, mille fois répétés, qui ont satisfait des générations. Là encore,…