Il était, avec Henryk Górecki, l’une des figures majeures de la musique contemporaine polonaise. Pour beaucoup, il reste avant tout l’auteur de Thrène à la mémoire des victimes d’Hiroshima, l’œuvre qui le propulsa sur la scène internationale en 1960, après des études à l’Académie de musique de Varsovie. Il est vrai que dans le climat post Seconde Guerre mondiale, cette partition bruitiste, au geste violemment expressionniste, exacerbait toute l’angoisse des temps modernes. À l’époque, il est donc d’emblée perçu par l’avant-garde musicale comme un « bon élève », ce que confirment ses œuvres Anaklasis (1959), Fluorescences (1961)…
SA FOI CATHOLIQUE
Mais ce qui le singularise dès cette époque, c’est sa foi catholique, qui innerve nombre de ses compositions. En 1966, il livre ainsi une vaste Passion selon saint Luc, encore…