Il semblerait qu’Henry Wood soit un des premiers à avoir gravé cette symphonie (Londres, 1919, 1926 et 1933), rapidement suivi par Boult (Londres, 1923), Stokowski (Philadelphie, 1924 et 1927 ; New York, 1941; Londres, 1969). Parmi les pionniers se côtoient Erich Kleiber (Berlin, 1935), d’une noirceur désespérée (à connaître!), Koussevitzky (Boston, 1936), cursif, Walter (Vienne, 1936 et 1960; Philadelphie, 1947 ; New York, 1958), angoissé, Beecham (Londres, 1937 et 1951), Mengelberg (Amsterdam, 1939 et 1942), flamboyant et imprévisible, Toscanini (New York, NBC, 1939 et 1950), tragique.
À partir des années 1940, et surtout 1950, la discographie s’étoffe. Il est alors possible de distinguer deux options : considérer l’« Inachevée » comme un chant d’adieu ou, au contraire, comme un combat prométhéen. Autrement dit, éclaircir peu à peu à l’horizon, entre…
